Pour l'avenir de l'humanité

Publié le par Alixte (Carole Mongrenier)

 Il y a ceux qui voudraient améliorer les hommes et il y a ceux qui estiment que cela ne se peut qu’en améliorant d’abord les conditions de vie. Mais il apparaît que l’un ne va pas sans l’autre, et on ne sait par quoi commencer.

André Gide, Journal 1942-1949[1].

 

Il ne s’agit pas de trouver des « solutions » pour certains « problèmes », mais un mode de vie autre, qui ne serait pas la négation abstraite de la modernité, mais son dépassement [Aufhebung], sa négation déterminée, la conservation de ses meilleurs acquis et son au-delà vers une forme supérieure de la culture – une forme qui restituerait à la société certaines qualités humaines détruites par la civilisation bourgeoise industrielle. Cela ne signifie pas un retour au passé, mais un détour par le passé, vers un avenir nouveau…

Michael Löwy et Robert Sayre, Révolte et mélancolie. Le romantisme à contre-courant de la modernité[2].

 

 Pour atteindre l’humanité, il faut le sens d’un au-delà de l’humanité.

Friedrich Schlegel

 

 

Dans son livre, La Voie. Pour l’avenir de l’humanité, paru aux Éditions Fayard en janvier 2011, Edgar Morin dresse un constat sévère des maux contemporains. Il tente de donner quelques pistes pour l’avenir de l’humanité. Selon lui, tout est à réformer et toutes les réformes sont solidaires et interdépendantes. Avant de développer l’idée-force qui se situe dans la continuité de sa « politique de civilisation », à savoir lutter contre les maux de notre civilisation tout en sauvegardant ses aspects positifs, présentons en quelques lignes Edgar Morin.

Entré dans la Résistance en 1942 et lieutenant des Forces françaises combattantes de 1942 à 1944, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et président du conseil scientifique de l'Institut des sciences de la communication du CNRS, également docteur honoris causa de vingt-quatre universités dans le monde, Edgar Morin est connu pour avoir conçu la « pensée complexe » dans son œuvre maîtresse, La Méthode[3].

Raymond Aron écrivait, dans son ouvrage, Essai sur les libertés[4] : « La société industrielle ferait la moins mauvaise société possible. » Mais nos sociétés sont en crise : crise de la mondialisation, crise du néo-libéralisme, crise de l’humanité à l’ère planétaire.

Notre monde multipolaire est dominé par « de grands blocs aux intérêts à la fois coopératifs et conflictuels, où les crises multiples augmentent à la fois les nécessités de coopération et les risques de conflit »[5]. La globalisation subit sa propre crise. Une crise de l’économie mondiale, dépourvue de dispositifs de régulation. Une crise écologique. Une crise des sociétés traditionnelles sous le coup du développement et de la mondialisation. Une crise de la civilisation occidentale : les effets négatifs de l’individualisme détruisent les anciennes solidarités, le mal-être psychique et moral s’installe au sein du bien-être matériel, les inégalités s’aggravent. Des crises démographiques produites par les surpopulations des pays pauvres, les baisses de population des pays riches, le développement des flux migratoires de misère avec leur blocage en Europe. Une crise des campagnes devenues déserts de monocultures industrialisées, livrés aux pesticides, privés de vie animale, et « camps de concentration pour l’élevage industrialisé producteurs de nourritures détériorées par hormones et antibiotiques »[6]. Une crise de la pensée politique : il n’y a plus de grand penseur au pouvoir et nos dirigeants sont enfermés dans un système de pensée immédiate et binaire ; il y a conflits entre les hommes politiques, et ce au sein même de leurs propres groupes à cause des ambitions personnelles. Une crise des religions écartelées entre modernisme et intégrisme. Une crise des laïcités corrodées par les recrudescences religieuses. Une crise de l’humanisme universaliste.

Tout est donc à repenser, à réorganiser. Edgar Morin part du principe qu’il faudrait construire une nouvelle société globale qui se confronterait à trois grands défis : le défi de l’extrême pauvreté face à l’extrême richesse, qui est « inacceptable et qui [doit] suscite[r] l’indignation »[7], le défi de la protection de la planète : la dégradation croissante de la biosphère suscitera de nouvelles crises économiques, sociales et politiques, le défi du terrorisme.

La culture doit dépasser la spécialisation. Nos dirigeants sont des spécialistes mais n’ont pas reçu de formation pour favoriser la connaissance et la conscience sur un problème global, fondamental : le sort de notre planète.

Nos dirigeants sont persuadés que la croissance est infinie, qu’elle peut « résoudre tous nos maux ». Il faudrait poursuivre ce qui est utile dans la mondialisation, c’est-à-dire ce qui ressert les liens, l’interdépendance entre les êtres humains et les peuples et, en même temps, favoriser le local, le régional. Il faudrait redévelopper une économie vivrière, l’artisanat, le commerce de proximité, la démocratie participative, qui serait un complément à la démocratie parlementaire et institutionnelle, une démocratie de base qui puisse contrôler et, pourquoi pas, décider, au moins au niveau local, voire régional, de certains problèmes comme la construction d’un bout d’autoroute, l’installation d’une usine… L’exemple de la ville autogérée par ses habitants de Marinaleda, en Andalousie, est probant.

Il faut combiner croissance et décroissance. Ce qui doit croître, c’est l’économie verte, les énergies renouvelables (Stockholm est un modèle de ville verte : elle utilise à 80 % un chauffage urbain, dont  70 % à base d’énergies renouvelables ; l’eco town BedZED, en Grande-Bretagne, produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme), l’économie plurielle, dont l’économie sociale et solidaire (le groupement de commerçants EcoVita s’inscrit dans cette démarche ; France Active, financeur solidaire pour l’emploi, également), les métiers de solidarité (les personnels de santé, l’aide aux personnes âgées), les services étonnamment sous-développés comme les centres hospitaliers, les transports publics, les aménagements d’humanisation des mégalopoles (en prenant exemple sur l’écoquartier Vauban à Fribourg). Ce qui doit décroître, c’est le « gaspillage énergétique et polluant, cette course à la consommation effrénée, les intoxications consommationnistes… »[8] : la nourriture industrialisée, le trafic automobile, la production d’objets jetables et non réparables.

Il faut à la fois développer et envelopper ou « introverser » : « Le développement, promu comme vérité universelle pour la planète, est en réalité pseudo-universaliste, puisqu'il donne le modèle occidental comme modèle universel. C'est un produit du sociocentrisme occidental et c'est aussi un moteur d'occidentalisation forcené. Il suppose que les sociétés occidentales sont la finalité de l'histoire humaine. Or le développement-solution ignore que les sociétés occidentales sont en crise [crise du développement, crise de l’occidentalisation, crise de la mondialisation] du fait même de leur développement ».[9]

Edgar Morin rappelle que « la notion de développement englobe les multiples développements de la prospérité et du bien-être [retour sur nos besoins intérieurs, sur nos aptitudes à comprendre autrui, et au primat de l’amitié et de l’amour], l’amélioration générale des conditions de vie, la réduction des inégalités, la paix sociale, la démocratie »[10], et pas seulement sur le développement des biens matériels, de la rentabilité, du profit.

La crise planétaire n’est autre que « la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à l’humanité »[11]. La mondialisation représente à la fois le meilleur : la possibilité d’un nouveau monde, et le pire : la possibilité d’autodestruction de l’humanité. Alors comment remédier à cette crise de l’humanité ?

Une métamorphose peut être possible : « C'est dans la métamorphose que se régénéreraient les capacités créatrices de l'humanité. L'idée de métamorphose est plus riche que l'idée de révolution. Elle en garde la radicalité novatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, des cultures, de l'héritage des pensées et des sagesses de l'humanité). »[12]

Partout dans le monde, maintes initiatives dans le sens de la régénération économique, sociale, politique, cognitive, éducationnelle, éthique existent, mais la plupart sont locales et dispersées. Par exemple, au Brésil, des initiatives formidables transforment actuellement un bidonville voué à la délinquance et à la misère en organisation salvatrice pour les jeunes (voir, à ce propos, le documentaire Waste Land, réalisé par Lucie Walker). En France, Colibris Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, initié par Pierre Rabhi, développe l’agriculture bio, l’écoconstruction des enseignements de santé et d’écologie, et transmet son savoir en Afrique. En Colombie, l’association Las Gaviotas œuvre pour la reforestation.

Ces voies multiples, si elles se croisent, peuvent, en se développant, former la « Voie » nouvelle menant à cette métamorphose.

Toutes ces voies réformatrices réclament une ambitieuse politique, mais l’élan, la vitalité, peuvent également venir de la société civile. Pour ce faire, il faut une prise de conscience collective. Le succès non attendu du livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous !, vendu à près d’1 million d’exemplaires, est porteur de cet espoir individuel.

Espérons également en une solidarité internationale accrue. La famine, qui touche actuellement plus de 12 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique, semble porter en germe un éveil de cette solidarité, même si les véritables problèmes de fond sont mis de côté : l’instabilité et l’insécurité politique chroniques[13].

 

 

Carole Mongrenier 

 

Je tiens à remercier Yaroslav Chebotarev, dont l'aide amicale m'a été une fois de plus précieuse.

Je remercie Danielle, Saâdia et Jean-Pierre pour leurs relectures et leurs conseils d'écriture.

 


[1] André Gide, Journal 1942-1949, Paris, Nrf Gallimard, 1950 : 31.

[2] Michaël Lowy et Robert Sayre, Révolte et mélancolie. Le romantisme à contre-courant de la modernité, Paris, Éditions Payot & Rivages, 1992.

[3] Edgar Morin, La Méthode. Opus, Paris, Seuil, 2008.

[4] Raymond Aron, Essai sur les libertés, Paris, Hachette, 1965.

[5] Edgar Morin, La Voie. Pour l’avenir de l’humanité, Paris, Fayard, 2011 : 20-21.

[6] Ibid. : 22.

[8] Edgar Morin, La Voie. Pour l’avenir de l’humanité, Paris, Fayard, 2011 : 36.

[9] Ibid. : 26.

[10] Ibid. : 23.

[11] Ibid. : 29.

[12] Ibid. : 32.

 

 

 

Plus d’information

 

Bibliographie

 

Claude Alphandéry, Une si vive résistance, Paris, Éditions Rue de l’échiquier, 2011.

 

Patrick Artus, Marie-Paule Virard, Globalisation : le pire est à venir, Paris, La Découverte, 2008.

 

Daniel Bensaïd, La Discordance des temps. Essais sur les crises, les classes, l'histoire, Paris, Les Éditions de la Passion, 1995. 

 

Lathieu Calame, La Tourmente alimentaire. Pour une politique agricole mondiale, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, 2008.

 

Élie Cohen, Penser la crise, Paris, Fayard, 2010.

 

Food and Agriculture Organization of the United Nations, The State of food insecurity in the world: Economic crises impacts and lessons learned, Rome, 2009 :

http://www.fao.org/docrep/012/i0876e/i0876e00.htm

 

François Flahault, Le Sentiment d’exister. Ce soi qui ne va pas de soi, Paris, Descartes & Cie, 2002.

 

André Gorz, Écologica, Paris, Éditions Galilée, 2008.

http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=2862

 

André Gorz, "La sortie du capitalisme a déjà commencé" :

http://ecorev.org/spip.php?article641

 

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Le Chemin de l'espérance, Paris, Fayard, 2011. 

 

Stéphane Hessel, Indignez-vous !, Montpellier, Indigène, 2010.

 

Paul Jorion, La Crise. Des subprimes au séisme financier planétaire, Paris, Fayard, 2008. 

 

Jiddu Krishnamurti, Colette Joyeux, Vivre dans un monde en crise. Ce que la vie nous enseigne en des temps difficiles, Paris, Presses du Châtelet, 2008.

 

L’État du monde (coll.), Paris, La Découverte, 2011. Dossiers par pays et continents :

http://www.cairn.info/l-etat-du-monde.php

 

G. Lipovetski, Jan Serroy, La Culture monde, réponse à une société désorientée, Paris, Éditions Odile Jacob, 2008.

 

Le Livre noir du capitalisme (coll.), Paris, Le Temps des Cerises, 2002.

 

Edgar Morin, La Voie. Pour l’avenir de l’humanité, Paris, Fayard, 2011.

 

Edgar Morin, Vers l’abîme ?, Paris, Éditions de l’Herne, 2007.

 

Edgar Morin, L’An I de l’ère écologique : la Terre dépend de l’homme qui dépend de la Terre, Paris, Éditions Tallandier, 2007.

 

Edgar Morin, La Méthode, Seuil, coll. « Opus », 2 vol., 2008.

 

Edgar Morin, Pour une politique de civilisation, Paris, éditions Arléa, 2008.

 

Thierry Paquot (dir.), « La culture du bidonville » in Le Monde des villes, panorama urbain de la planète, Bruxelles, Complexe, 1996.

 

Jean Peyrelevade, Le Capitalisme total, Seuil, coll. "La République des idées", 2005.

 

Marcel Roelandts, Dynamiques, contradictions et crises du capitalisme. I : mise en perspective, Bruxelles, Éditions Contradictions, 2010.

 

Joseph E. Stiglitz, Le Triomphe de la cupidité, Paris, éditions Les Liens qui libèrent, 2010.

 

Tom Thomas, Démanteler le capital ou être broyés. Des alternatives que révèle la crise, Lausanne, éditions Page deux, coll. "Empreinte", 2011.  

 

Alvin et Heidi Toffler, La Richesse révolutionnaire, Paris, Plon, 2007.

 

Alain Touraine, Après la crise, Paris, Seuil, 2010.

 

 

Biographies

 

Sur le site de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, biographie et bibliographie complète d’Edgar Morin établie par le Centre Edgar Morin

http://www.iiac.cnrs.fr/CentreEdgarMorin/spip.php?article430

 

Raymond Aron

http://raymond-aron.ehess.fr/document.php?id=61

 

André Gide

http://www.alalettre.com/gide-bio.php

 

Stéphane Hessel

http://www.republique-des-lettres.fr/11358-stephane-hessel.php

 

Michael Löwy

http://www.preavis.net/breche-numerique/auteur21.html

 

Jacques Robin

http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=219

 

Alvin and Heidi Toffler

http://www.alvintoffler.net/

 

 

Films, documentaires, interviews, festivals

 

Chronique d’un été, film de Jean Rouch et d’Edgar Morin (1960)

http://www.youtube.com/watch?v=1INkK0UHycg&feature=related

 

Edgar Morin, un penseur planétaire, documentaire de Jeanne Mascolo de Filippis

http://www.dailymotion.com/video/x9lsul_edgar-morin-un-penseur-planetaire-1_shortfilms

 

La banque des sans-banque, documentaire produit par Janneke Doolaard, Hans de Weers, Reinout Oerlemans, Eyeworks film & TV Drama/VPRO (2009)

http://videos.arte.tv/fr/videos/la_banque_des_sans_banque-4077508.html

 

Le Cauchemar de Darwin, documentaire de Hubert Sauper (2004)

http://www.darwinsnightmare.com/darwin/html/startset.htm

 

Life without principle, un film de Johnnie To (2011)

http://videos.arte.tv/en/videos/_life_without_principle_de_johnnie_to-4133600.html

  

Nous resterons sur Terre, documentaire réalisé par Olivier et Pierre Barougier (2009)

http://www.dailymotion.com/video/x9e4zc_nous-resterons-sur-terre-avec-europ_news

 

Person to person, un court-métrage de Wim Wenders (2009)

http://videos.arte.tv/fr/videos/person_to_person-4143322.html

 

Waste Land, documentaire de Lucy Walker

http://www.wastelandmovie.com/

 

Émission « Les grands entretiens » (février 2003, en deux parties)

Partie 1 : Edgar Morin évoque ses recherches et la naissance de sa méthode sociologique

http://archives.tsr.ch/player/personnalite-edgarmorin1

Partie 2 : Edgar Morin évoque ses origines juives et son intégration française. Il défend ses positions critiques à l’encontre d’Israël et explique pourquoi il s’est toujours élevé contre tous les racismes

http://archives.tsr.ch/player/personnalite-edgarmorin2

 

Edgar Morin : invité sur France Inter (27 janvier 2011)

http://www.dailymotion.com/video/xgrq52_edgar-morin_news

 

Edgar Morin répond aux questions sur La Voie

http://spinescent.blogspot.com/search/label/Edgar%20Morin

 

La République des Lettres, Sciences, Poésie, Société. Entretien avec Edgar Morin

http://www.republique-des-lettres.fr/1438-edgar-morin.php

 

Stéphane Hessel et ses amis à la Colline

http://www.dailymotion.com/video/xgxae3_stephane-hessel-et-ses-amis-a-la-colline_news

 

Film Festival: Green Unplugged

http://www.cultureunplugged.com/

 

The 2011 Sustainable Planet Film Festival

http://www.sustainable-planet.net/

 

 

Institutions / Organisations non gouvernementales

 

Amnesty International

http://www.amnesty.org/fr

 

ATD Quart Monde

http://www.atd-quartmonde.org/

 

Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens (ATTAC)

http://www.france.attac.org/

 

Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org/index_fr.htm

Document de travail : L’index « eau et bien-être en milieu rural », dossier sur le changement climatique :

http://www.fao.org/nr/water/index_fr.html

 

Food Insecurity and Vulnerability

http://www.fivims.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

 

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF)

http://www.unicef.org/french/

 

Greenpeace

http://www.greenpeace.org/france/fr/

 

International Assessment of Agricultural Knowledge in Science and Technology for Development (documents en anglais, français, russe, espagnol, chinois et arabe)

http://www.agassessment.org/

 

L’Atelier : Centre de ressources régional de l’Économie sociale et solidaire

http://www.atelier-idf.org/

 

Le Groupe des Dix

http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=195

 

Organisation mondiale de la santé

http://www.who.int/world-health-day/fr/index.html

 

Programme alimentaire mondial (PAM)

http://fr.wfp.org/

 

Pro-Natura International

http://www.pronatura.org/

 

Survival International

http://www.survivalfrance.org/

 

Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN)

http://www.iucn.org/fr/

 

Publié dans Réflexions

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clovis simard 04/05/2012 00:42


blog(fermaton.over-blog.com),No-2. - THÉORÈME FUTURA.  - L'Avenir de L'Humanité. 

surcomplémentaire santé 19/12/2011 15:58


Vraiment intéressant et bien écrit, merci!

Alixte (Carole Mongrenier) 23/12/2011 06:54



Merci pour ce commentaire ! Je vous souhaite de joyeuses fêtes !


Alixte